On s'interrogeait hier sur le vibraphoniste de Gainsbourg. Ce merveilleux instrument cristallin est trop peu utilisé (comme les ondes Martenot d'ailleurs).
En voici un autre exemple plein de grâces :
mercredi 10 juin 2009
mardi 9 juin 2009
1961
Ce n'est guère créatif comme entrée mais ça fera peut-être découvrir des "inédits" à certains...
Que faisait-on en 1961? C'est "loin" hein...
vendredi 1 mai 2009
Pepito
Moi j'aime bien... En plus c'est en mineur, ce qui est rare pour ce genre de musique plus ou moins cha cha cha
Il y a aussi sur YouTube une version en cambodgien? Thai? Tamoul?
Il y a aussi sur YouTube une version en cambodgien? Thai? Tamoul?
samedi 21 février 2009
Mammon

Stendhal le notait déjà dans ses chroniques italiennes (préface) : "la jeune Amérique où toutes les passions se réduisent à peu près au culte du dollar".
Hormis les premiers pélerins, tous les immigrants vers les US ont toujours été attirés par l'appât du gain, ce qui est somme toute fort compréhensible puisqu'il venaient pour l'essentiel des classes laborieuses et paysannes de la vieille Europe.
Cette obsession du dollar roi est toujours omniprésente dans la mentalité américaine. Combien de milliers de films ou de romans américains tournent autour de la recherche de l'enrichissement, du profit, de millions de dollars?
L'illustration la plus obcène à laquelle je pense, c'est la clôture (17h15 heure de Paris) de la bourse New-yorkaise où des gens (qui?) sur un balcon qui semble dominer la salle des transactions applaudissent à tout rompre la fin de la journée. Comme un spectacle qui a ravi ses participants.
Certes le culte du veau d'or est bel et bien well and alive in the US. Ce qui est d'autant plus "paradoxal" que les Etats-Unis sont un des pays les plus croyant et pratiquant au monde.
Rien de nouveau ici. On sait bien que les religions, toutes les religions, sont parfaitement adaptables aux passions humaines, vices et vertus confondus. Et moi qui croyais que Jésus avait chassé les marchands du temple.
Les marchands ont définitivement investi le temple pour n'en plus jamais sortir. Quel monde!
(note : Le culte du veau d'or par Poussin)
Hormis les premiers pélerins, tous les immigrants vers les US ont toujours été attirés par l'appât du gain, ce qui est somme toute fort compréhensible puisqu'il venaient pour l'essentiel des classes laborieuses et paysannes de la vieille Europe.
Cette obsession du dollar roi est toujours omniprésente dans la mentalité américaine. Combien de milliers de films ou de romans américains tournent autour de la recherche de l'enrichissement, du profit, de millions de dollars?
L'illustration la plus obcène à laquelle je pense, c'est la clôture (17h15 heure de Paris) de la bourse New-yorkaise où des gens (qui?) sur un balcon qui semble dominer la salle des transactions applaudissent à tout rompre la fin de la journée. Comme un spectacle qui a ravi ses participants.
Certes le culte du veau d'or est bel et bien well and alive in the US. Ce qui est d'autant plus "paradoxal" que les Etats-Unis sont un des pays les plus croyant et pratiquant au monde.
Rien de nouveau ici. On sait bien que les religions, toutes les religions, sont parfaitement adaptables aux passions humaines, vices et vertus confondus. Et moi qui croyais que Jésus avait chassé les marchands du temple.
Les marchands ont définitivement investi le temple pour n'en plus jamais sortir. Quel monde!
(note : Le culte du veau d'or par Poussin)
dimanche 15 février 2009
Un jeudi de 1960
Ecoutez à partir de 7'49. Ca ne rappelle rien aux "anciens"? C'était l'indicatif des émissions pour la jeunesse le jeudi à 16h30, de la fin des années 50 au début des années 60. EYGH doit s'en souvenir, cela annonçait Zorro et Rintintin entre autres (productions Walt Disney en passant)
On ne se fichait pas des enfants à l'époque. Maintenant ce sont des dessins animés plus débiles et vulgaires les uns que les autres, américains ou japonais.
Vous souvenez-vous de Claude Santelli et de livre mon ami, du théâtre de la jeunesse? Des animations polonaises ou tchèques? (Jiri Trnka)
Il y a 50 ans il s'agissait d'éduquer les gosses, de leur offrir une ouverture au monde du beau et de l'enrichissant. A présent il s'agit de les formater pour offrir du temps de cerveau disponible pour Coca-Cola ou l'Oréal...
Je suis bien content de ne pas m'être reproduit...
On ne se fichait pas des enfants à l'époque. Maintenant ce sont des dessins animés plus débiles et vulgaires les uns que les autres, américains ou japonais.
Vous souvenez-vous de Claude Santelli et de livre mon ami, du théâtre de la jeunesse? Des animations polonaises ou tchèques? (Jiri Trnka)
Il y a 50 ans il s'agissait d'éduquer les gosses, de leur offrir une ouverture au monde du beau et de l'enrichissant. A présent il s'agit de les formater pour offrir du temps de cerveau disponible pour Coca-Cola ou l'Oréal...
Je suis bien content de ne pas m'être reproduit...
mardi 10 février 2009
Nous sommes tous Israéliens!

A part les Etats-unis dont les élections présidentielles sont couvertes plusieurs mois à l'avance dans tous les média mondiaux, y a t-il un autre pays qui bénéficie d'une pareille couverture médiatique?
Oui, Israèl.
Depuis un mois, il ne se passe pas de journée sans que nous soyons littéralement saturés d'informations relatives aux différents partis politiques, aux personnalités en lice. Avec force reportages dans la rue, chez l'habitant, auprès des différents courants religieux (les orthodoxes, les ultra othodoxes, les super ultra orthodoxes, les plus orthodoxes que moi tu meurs etc.).
Si le sort du monde se jouait en cette occasion comme à Yalta, on comprendrait. Mais il n'est nullement question qu'un gouvernement israélien de droite, du centre, de gauche ou d'extrême droite, avance jamais vers une résolution définitive du conflit avec les Palestiniens. Et c'est tous les quatre ans à peu près le même barnum médiatique.
Pour tout dire, les média français donnent aux élections israèliennes la seconde place après les infos de politique intérieure.
Vous savez qui est le Premier Ministre néerlandais? danois? hongrois? ou encore serbe? Tous pays ayant une population supérieure à celle d'Israèl.
Les élections japonaises? (deuxième économie mondiale) Le dernier PM dont je me souvienne c'est Abe. Le nouveau fait beaucoup de gaffes paraît-il...
A part Angela Merkel, quel autre politicien allemand les Français connaissent-ils? Et à part Gordon Brown en GB? Berlusconi est connu plus en raison de la médiocrité du personnage qu'en tant que PM italien. Zapaterro, oui, il a l'air gentil et c'est notre voisin tout de même mais les élections législatives espagnoles, tout le monde s'en fiche.
Nous sommes infiniment plus renseignés sur les élections d'un pays dont les habitants se considèrent comme porteurs d'une certitude raciale et religieuse que nous ne le sommes des 26 autres pays de l'Union Européenne. Bizarre non?
Y aurait-il un lobby sioniste au sein des média ouest (et sans doute même à présent, est) européens? Naannnn. Ca se saurait une chose pareille. Moi en tout cas, je n'y crois pas...
Oui, Israèl.
Depuis un mois, il ne se passe pas de journée sans que nous soyons littéralement saturés d'informations relatives aux différents partis politiques, aux personnalités en lice. Avec force reportages dans la rue, chez l'habitant, auprès des différents courants religieux (les orthodoxes, les ultra othodoxes, les super ultra orthodoxes, les plus orthodoxes que moi tu meurs etc.).
Si le sort du monde se jouait en cette occasion comme à Yalta, on comprendrait. Mais il n'est nullement question qu'un gouvernement israélien de droite, du centre, de gauche ou d'extrême droite, avance jamais vers une résolution définitive du conflit avec les Palestiniens. Et c'est tous les quatre ans à peu près le même barnum médiatique.
Pour tout dire, les média français donnent aux élections israèliennes la seconde place après les infos de politique intérieure.
Vous savez qui est le Premier Ministre néerlandais? danois? hongrois? ou encore serbe? Tous pays ayant une population supérieure à celle d'Israèl.
Les élections japonaises? (deuxième économie mondiale) Le dernier PM dont je me souvienne c'est Abe. Le nouveau fait beaucoup de gaffes paraît-il...
A part Angela Merkel, quel autre politicien allemand les Français connaissent-ils? Et à part Gordon Brown en GB? Berlusconi est connu plus en raison de la médiocrité du personnage qu'en tant que PM italien. Zapaterro, oui, il a l'air gentil et c'est notre voisin tout de même mais les élections législatives espagnoles, tout le monde s'en fiche.
Nous sommes infiniment plus renseignés sur les élections d'un pays dont les habitants se considèrent comme porteurs d'une certitude raciale et religieuse que nous ne le sommes des 26 autres pays de l'Union Européenne. Bizarre non?
Y aurait-il un lobby sioniste au sein des média ouest (et sans doute même à présent, est) européens? Naannnn. Ca se saurait une chose pareille. Moi en tout cas, je n'y crois pas...
lundi 9 février 2009
Belles gueules

A quoi ça tient la popularité des ministres...
On apprend que Rama Yade est la politique préférée des Français. Elle devance même B. Kouchner.
Bon, la semaine prochaine c'en sera un, une autre pourvu qu'il, elle, ait une belle petite frimousse (genre Besancenot)
Pendant des années c'était Simone Weil qui tenait la corde. Pour qui? Pourquoi?
Il y a encore une vingtaine d'années (début des années 80), je me souviens que c'était Antoine Pinay le politique pour lequel les Français avaient le plus d'estime. Il y en avait même quelques uns qui lui prédisaient un avenir en politique alors qu'il était retiré des affaires depuis 30 ans au moins.
C'est chouette les sondages... scientifiques, fiables et tout et tout.
(à dire vrai je crois que certaines gens répondent n'importe quoi que leur suggère leur ignorance)
On apprend que Rama Yade est la politique préférée des Français. Elle devance même B. Kouchner.
Bon, la semaine prochaine c'en sera un, une autre pourvu qu'il, elle, ait une belle petite frimousse (genre Besancenot)
Pendant des années c'était Simone Weil qui tenait la corde. Pour qui? Pourquoi?
Il y a encore une vingtaine d'années (début des années 80), je me souviens que c'était Antoine Pinay le politique pour lequel les Français avaient le plus d'estime. Il y en avait même quelques uns qui lui prédisaient un avenir en politique alors qu'il était retiré des affaires depuis 30 ans au moins.
C'est chouette les sondages... scientifiques, fiables et tout et tout.
(à dire vrai je crois que certaines gens répondent n'importe quoi que leur suggère leur ignorance)
vendredi 23 janvier 2009
Pas d'accord.
Je n'ai jamais été un grand fan de Pierre desproges. Quand il est apparu dans les années 70 il secouait évidemment le conformisme giscardien et les niaiseries télévisées de l'époque.
Mais son humour était trop cérébral pour me faire même sourire. Son sarcasme, sa causticité et son humour à froid ont fini par le rattraper et il s'est infligé lui-même son cancer. Enfin, c'est mon avis.
Ce que je lui reproche le pus c'est d'avoir dit : "On peut rire de tout mais pas avec n'importe qui". Ca a l'air profond, pensé et bien pratique pour sortir n'importe quelle blague bien immonde.
Je ne vois pas quel pourrait jamais être la vis comica de l'abominable calvaire vécu par le malheureux Ilal Halimi, ou les gamines mortes de faim et de soif dans le noir d'un cache en sous-sol (affaire Dutroux.)
Plus récent, où peut-on, trouver de quoi rire à propos des massacres de Gaza et plus ancien, du lynchage des noirs américains? et même de l'esclavagisme? des enfants torturés?
Le rire cathartique? Pas dans ces cas-là.
Si les Juifs trouvent matière à rigoler avec la Shoa c'est leur affaire, pas la mienne.
Non, je ne suis pas d'accord avec Desproges, qui n'est pas l'humoriste exceptionnel que semble croire un grand nombre.
Jean Yanne, par contre, j'étais pour (le sketch des camioneurs, une perle!!!)
mercredi 21 janvier 2009
Guy Béart
Pourquoi Guy Béart est-il généralement considéré (depuis très longtemps) comme un ringard? D'accord, ce n'est pas Charles Trénet ou Léo Ferré mais tout de même il a écrit de belles chansons.
Celle-ci est ma préférée parce que c'est celle que j'ai essayé de tapoter au piano en 1960 chez une grand-mère. (Mais bon, d'accord, c'est perso...)
Finalement j' en suis arrivé à croire que ce sont ses relations d'amitié avec G. Pompidou qui l'ont fait exclure par ses pairs du panthéon de la chanson française. C'est con.
(Il animait une émission de variétés au début des années 70 avec je crois l'appui de Pompidou)
mardi 20 janvier 2009
Le temps du tango
Inattendu isn't it? Mais bien plaisant.
(A dire vrai je n'arrive pas à poster 2 videos sur le même billet. J'ai dû le faire une fois mais il faut de la manip et je n'ai pas envie de me prendre la tête...)
Attention, danger...
EYGH est trop jeune sans doute pour se souvenir de cette musique et du feuilleton.
Mais prenons conseil de Jean-Roger Caussimon : La nostalgie c'est comme l'opium, ça intoxique
samedi 17 janvier 2009
La flèche du Parthe
Il y avait longtemps que je ne m'étais pas régalé d'un bon Roquefort. La récente décision de l'administration américaine vient de m'offrir une occasion et une raison de m'en offrir une portion. Elle est pas belle la photo de pénicilline?
Time vient de consacrer un article à cette décision protectioniste.
"But start messing with their beloved cheeses, as the U.S. has now done, and the famous Gallic shrug will rapidly give way to outraged shouts of protest."
C'est amusant de lire sous la plume du même journaliste l'expression France fumes over (see the 2 links).
La grande majorité des Français n'est pas au courant de cette mesure et s'en contrefout complètement.
Ce qui est intéressant c'est qu'il n'y a sans doute pas que le Roquefort qui soit affecté par cette décision américaine mais probablement d'autres produits européens. Peut-être le Gorgonzola (qui est assez proche du Roquefort) l'est-il également et les autorités italiennes (si c'est le cas) traitent l'affaire comme il se doit : protestations. Mais l'Italie pas plus que la France ne se sent humiliée par said decision.
Ce que je comprends à travers la citation de Time c'est que du côté américain on doit être persuadé que cette initiative va blesser l'orgueil national français. Quelle momerie, quelle immaturité une fois encore qui est du même niveau que le Freedom fries à la place des French fries.
Les Américains qui avaient approuvé cette nouvelle appellation (votée par le Congrès -n'ont vraiment rien d'autre à f..) semblaient croire qu'ils venaient d'infliger un magistral soufflet à la face des Français et de leur pays. Non seulement les Français dans leur immense majorité n'en ont jamais rien su mais cela n'a eu d'autre résultat que d'exposer la complète momerie des auteurs de ce qu'ils croyaient être une insuportable insulte.
Français = fromages qui puent, ergo on va leur infliger une correction là où ça fait vraiment mal : their beloved cheese! Na!
Et après ils viennent pleurnicher que les Européens les considèrent (broadly speaking) comme des adolescents mal dégrossis. Tu m'étonnes... Well, just give me more!
mercredi 14 janvier 2009
De battre, mon coeur un instant s'est arrêté.

Y a t-il un âge où la sensibilité s'est à ce point émoussée qu'elle n'est plus capable de faire connaître de ces moments si intenses de grâce et de jouissance que l'on se sent transporté hors de la sphère commune de la banalité quotidienne?
J'ai connu quelques rares instants de cette sorte, il y a longtemps.
Lorsque j'ai entendu les Métamorphoses de R. Strauss pour la première fois, oui, de battre, un instant mon coeur s'est arrêté au moment totalement inattendu où l'orchestre se fige 2 ou 3 secondes à l'issue d'un crescendo chromatique pour se libérer (nous libérer) après ce qui m'a semblé une suffocante suspension. J'avais 20 ans.
A 35 ans, j'ai entendu pour la première fois le 5ème (ou était-ce le 6ème?) quatuor à cordes de D. Chostakovitch. La respiration retenue, je souhaitais que le temps se prolongât par peur anticipée de la fin du morceau.
En littérature j'ai connu pareille émotion à la lecture du Billy Bud de H. Melville il y a 15 ans. Vraiment, un coup au coeur quand le jeune marin est pendu.
Ces trois souvenirs se rapportent directement à la sensation physique qui m'a saisi en ces trois moments.
Sinon des musiques qui me charment, me réjouissent, m'enthousisament etc. ne manquent pas. Derniere découverte il y a un an, le premier mouvement de la sonate pour piano en la bémol (de mémoire) de Mozart.
Et évidemment, l'aria des Variations Goldberg de JS. Bach (fallait-il le préciser?)
Il y a le livre qui "change" votre vie, Le Monde comme volonté etc. pour ce qui me concerne.
Mes émotions esthétiques se limitent à ces deux registres, musique et littérature. La peinture figurative suppose une compréhension qui, pour ce qui me concerne, n'est nullement spontanée. Le premier Kandinski que j'ai vu à 20 ans m'a retenu, oui, alors peut-être dans l'abstraction la sensation immédiate est-elle possible. Bien sûr je suis sensible à l'oeuvre de Chardin ou de bien d'autres peintres. Mais ce n'est pas comparable aux joies que me procurent la musique et la littérature.
Et puis le coeur peut-il s'arrêter de battre à la vision de la statuaire grecque ou médiévale ou encore à la contemplation d'un Rodin ou d'un Rude?
Je souhaiterais encore faire de semblables rencontres qui bouleversent mais en suis-je encore capable?
J'ai connu quelques rares instants de cette sorte, il y a longtemps.
Lorsque j'ai entendu les Métamorphoses de R. Strauss pour la première fois, oui, de battre, un instant mon coeur s'est arrêté au moment totalement inattendu où l'orchestre se fige 2 ou 3 secondes à l'issue d'un crescendo chromatique pour se libérer (nous libérer) après ce qui m'a semblé une suffocante suspension. J'avais 20 ans.
A 35 ans, j'ai entendu pour la première fois le 5ème (ou était-ce le 6ème?) quatuor à cordes de D. Chostakovitch. La respiration retenue, je souhaitais que le temps se prolongât par peur anticipée de la fin du morceau.
En littérature j'ai connu pareille émotion à la lecture du Billy Bud de H. Melville il y a 15 ans. Vraiment, un coup au coeur quand le jeune marin est pendu.
Ces trois souvenirs se rapportent directement à la sensation physique qui m'a saisi en ces trois moments.
Sinon des musiques qui me charment, me réjouissent, m'enthousisament etc. ne manquent pas. Derniere découverte il y a un an, le premier mouvement de la sonate pour piano en la bémol (de mémoire) de Mozart.
Et évidemment, l'aria des Variations Goldberg de JS. Bach (fallait-il le préciser?)
Il y a le livre qui "change" votre vie, Le Monde comme volonté etc. pour ce qui me concerne.
Mes émotions esthétiques se limitent à ces deux registres, musique et littérature. La peinture figurative suppose une compréhension qui, pour ce qui me concerne, n'est nullement spontanée. Le premier Kandinski que j'ai vu à 20 ans m'a retenu, oui, alors peut-être dans l'abstraction la sensation immédiate est-elle possible. Bien sûr je suis sensible à l'oeuvre de Chardin ou de bien d'autres peintres. Mais ce n'est pas comparable aux joies que me procurent la musique et la littérature.
Et puis le coeur peut-il s'arrêter de battre à la vision de la statuaire grecque ou médiévale ou encore à la contemplation d'un Rodin ou d'un Rude?
Je souhaiterais encore faire de semblables rencontres qui bouleversent mais en suis-je encore capable?
samedi 10 janvier 2009
Temps perdu

Je lis peu et très lentement. Je n'en éprouve que plus de dépit à m'engager dans des lectures où je reste englué quelques jours avant de passer à autre chose. Je me demande même si je n'ai pas entamé plus de livres que je n'en ai lus.
D'ailleurs, tous comptes faits, sauf exception, on ne lit pas même un millier de livres dans une vie. C'est à dire quasi rien. On s'informe par d'autres media à présent, heureusement.
J'avais commencé Don Quichotte il y a ? 25 ans? pour laisser tomber après 20 pages. J'y suis retourné quelques années plus tard pour découvrir ce que je tiens pour le plus grand roman que j'ai jamais lu.
Pareil pour Moby Dick. Enfin, presque pareil parce que je l'ai finalement lu et ça m'a laissé de marbre. La grosse baleine blanche et le capitaine Achab... Rencontre impossible entre le lecteur et l'oeuvre parce que le premier n'est pas prêt et ne le sera peut-être jamais.
Même tentative avec La Montagne magique de T. Mann, chef d'oeuvre de la littérature allemande du xxè siècle dit-on sur WIKI. Lues peut-être 100 ou 200 pages il y a très longtemps et le livre m'était tombé des mains. Je viens d'essayer d'y retourner. Après 35 pages j'ai encore décroché... J'avais même lu Tonio Kröger dans les années 80 disons puis quelques années plus tard je me suis aperçu qu'il ne m'en restait rien. Je l'ai donc relu. Il ne m'en reste toujours rien...
Je viens par contre de découvrir une petite perle, L'enfant du nouvel an de Lao She dont je ne sais s'il m'en restera beaucoup dans dix ans (et qu'importe au fond ce qui reste dans ses dernières années) mais qui me procure beaucoup de plaisir à lire. Il faudra que je me procure d'autres titres, dont Le Pousse-pousse.
Temps perdu oui, mais peut-il en être autrement? On n'en est que plus ravi de trouver une oeuvre qui semble vous avoir attendu depuis tant de temps...
D'ailleurs, tous comptes faits, sauf exception, on ne lit pas même un millier de livres dans une vie. C'est à dire quasi rien. On s'informe par d'autres media à présent, heureusement.
J'avais commencé Don Quichotte il y a ? 25 ans? pour laisser tomber après 20 pages. J'y suis retourné quelques années plus tard pour découvrir ce que je tiens pour le plus grand roman que j'ai jamais lu.
Pareil pour Moby Dick. Enfin, presque pareil parce que je l'ai finalement lu et ça m'a laissé de marbre. La grosse baleine blanche et le capitaine Achab... Rencontre impossible entre le lecteur et l'oeuvre parce que le premier n'est pas prêt et ne le sera peut-être jamais.
Même tentative avec La Montagne magique de T. Mann, chef d'oeuvre de la littérature allemande du xxè siècle dit-on sur WIKI. Lues peut-être 100 ou 200 pages il y a très longtemps et le livre m'était tombé des mains. Je viens d'essayer d'y retourner. Après 35 pages j'ai encore décroché... J'avais même lu Tonio Kröger dans les années 80 disons puis quelques années plus tard je me suis aperçu qu'il ne m'en restait rien. Je l'ai donc relu. Il ne m'en reste toujours rien...
Je viens par contre de découvrir une petite perle, L'enfant du nouvel an de Lao She dont je ne sais s'il m'en restera beaucoup dans dix ans (et qu'importe au fond ce qui reste dans ses dernières années) mais qui me procure beaucoup de plaisir à lire. Il faudra que je me procure d'autres titres, dont Le Pousse-pousse.
Temps perdu oui, mais peut-il en être autrement? On n'en est que plus ravi de trouver une oeuvre qui semble vous avoir attendu depuis tant de temps...
jeudi 1 janvier 2009
2009

Un philosophe grec présocratique s'était donné la mort, paraît-il, parce qu'il estimait avoir atteint l'acmé de la félicité et que les choses ne pouvaient aller qu'en se dégradant. Cela devrait donner à réfléchir à chacun. Avons-nous dépassé cet acmé ou l'attendons nous encore?
Quoiqu'il en soit je vous souhaite à tous une excellente année 2009 sans toutefois qu'elle vous amène à prendre une décision aussi radicale...
(je suis d'accord, la photo est pas terrible)
Quoiqu'il en soit je vous souhaite à tous une excellente année 2009 sans toutefois qu'elle vous amène à prendre une décision aussi radicale...
(je suis d'accord, la photo est pas terrible)
samedi 27 décembre 2008
Représailles

Pendant l'Occupation allemande, quand un soldat ou un officier se faisaient descendre par la Résistance, les Nazis réclamaient la tête de 25 ou 50 Français, (communistes de préférence).
Israel est beaucoup plus impitoyable : Pour quelques roquettes tombées un peu au hasard au sud du pays, sans faire de victimes, ce sont plus de 300 militants et civils qui sont liquidés.
Les Nazis sionistes ont décidément bien dépassé leurs anciens tortionnaires en matière de représailles.
Israel delenda est!
Israel est beaucoup plus impitoyable : Pour quelques roquettes tombées un peu au hasard au sud du pays, sans faire de victimes, ce sont plus de 300 militants et civils qui sont liquidés.
Les Nazis sionistes ont décidément bien dépassé leurs anciens tortionnaires en matière de représailles.
Israel delenda est!
mardi 23 décembre 2008
Disponibilité
Vers 1969, Hara-Kiri hebdo publiait une couverture (de Gébé je crois) où l'on voyait de dos un CRS demandant à Alain Geismar barricadé à Nanterre de se rendre. Geismar, rends toi, fais confiance à la justice de ton pays. Marcellin était à l'intérieur...
Il y a des images comme ça qui vous aident à acquérir une conscience politique.
Du temps de Raffarin des policiers avaient escaladé la clôture d'une école primaire pour récupérer un gosse dans une affaire de garde d'enfants. Cela sur injonction d'un magistrat. Cela avait fait un peu désordre à l'Assemblée puis tout s'était calmé, ça ne se reproduirait plus...
Récemment des gendarmes avec chiens (policiers bien sûr) ont effectué dans le Gers et dans l'Hérault deux descentes dans des lycées/collèges au milieu des ados pour chercher de la drogue. N'ont rien trouvé mais ont certainement favorablement impressionné de futurs électeurs.
Quoi d'étonnant à tout cela me direz-vous? La police et la gendarmerie ne font qu'effectuer les ordres émanant des autorités politiques et judiciaires. Il en va de même dans tous les pays du monde.
En juillet 1940 toute la magistrature a dû prêter serment de fidélité au Maréchal Pétain. Tous l'ont fait le petit doigt sur la couture du pantalon. Tous sauf un, qui a été mis au placard sans plus (je n'ai pas fait les recherches pour savoir qui c'était).
Enseigne t'on à l'E.N.M ce courageux épisode de l'histoire de la magistrature française?
Les magistrats brâment tout ce qu'ils peuvent pour revendiquer leur indépendance (comprendre irresponsabilité). Mais ils savent bien qui les emploie et les rémunère. l'Etat! Alors on obéit.
Si des conditions historiques semblables à elles de 1940 venaient à se reproduire, nul doute que la puissance occupante trouverait au sein de la police, de la gendarmerie, de la magistrature et des grand corps d'Etat français tout le personnel disponible et compétent pour faire ce qu'il lui serait ordonné de faire.
France, pays des droits de l'homme... Mais oui, mais oui madame...
(désolé, je n'ai pas d'idée pour l'illustration...)
Il y a des images comme ça qui vous aident à acquérir une conscience politique.
Du temps de Raffarin des policiers avaient escaladé la clôture d'une école primaire pour récupérer un gosse dans une affaire de garde d'enfants. Cela sur injonction d'un magistrat. Cela avait fait un peu désordre à l'Assemblée puis tout s'était calmé, ça ne se reproduirait plus...
Récemment des gendarmes avec chiens (policiers bien sûr) ont effectué dans le Gers et dans l'Hérault deux descentes dans des lycées/collèges au milieu des ados pour chercher de la drogue. N'ont rien trouvé mais ont certainement favorablement impressionné de futurs électeurs.
Quoi d'étonnant à tout cela me direz-vous? La police et la gendarmerie ne font qu'effectuer les ordres émanant des autorités politiques et judiciaires. Il en va de même dans tous les pays du monde.
En juillet 1940 toute la magistrature a dû prêter serment de fidélité au Maréchal Pétain. Tous l'ont fait le petit doigt sur la couture du pantalon. Tous sauf un, qui a été mis au placard sans plus (je n'ai pas fait les recherches pour savoir qui c'était).
Enseigne t'on à l'E.N.M ce courageux épisode de l'histoire de la magistrature française?
Les magistrats brâment tout ce qu'ils peuvent pour revendiquer leur indépendance (comprendre irresponsabilité). Mais ils savent bien qui les emploie et les rémunère. l'Etat! Alors on obéit.
Si des conditions historiques semblables à elles de 1940 venaient à se reproduire, nul doute que la puissance occupante trouverait au sein de la police, de la gendarmerie, de la magistrature et des grand corps d'Etat français tout le personnel disponible et compétent pour faire ce qu'il lui serait ordonné de faire.
France, pays des droits de l'homme... Mais oui, mais oui madame...
(désolé, je n'ai pas d'idée pour l'illustration...)
jeudi 18 décembre 2008
Toi aussi, fais-toi plumer

50 milliards de dollars évaporés par un système pyramidal mis en place par un honorable banquier. L'arnaque est vieille comme la finance et ça marche encore. On se demande comment les investisseurs ont pu être assez gogos pour s'engager dans l'embrouille.
Ouais, eh bien ça n'arrive pas qu'aux autres.
Moi qui vous "parle", je me suis fait délester de 400 Francs il y a plus de 20 ans au jeu du bonneteau. Moi qui suis le premier à jurer mes grands dieux que jamais je ne me fairais arnaquer dans ces systèmes et bien plouf, je suis tombé à pieds joints dans le panneau.
Après coup on se demande comment on a pu être assez naïf (comprendre crétin) pour imaginer une seconde qu'il y avait une possibilité de gain avec des aigrefins qui attirent le péquin sur la voie publique.
Et puis on comprend que leur talent n'est pas tant de tricher, ça c'est facile au bonneteau, mais de parvenir à attirer le plus méfiant des méfiants dans leurs filets. Il y a un moment où on bascule et c'est le trou noir. En deux temps trois mouvements on se retrouve allégé de 200 balles, on veut se refaire et on en perd encore 200. Ah le c..!
Retenez la leçon petits enfants : méfiez-vous des inconnus à la bonne mine...
Ouais, eh bien ça n'arrive pas qu'aux autres.
Moi qui vous "parle", je me suis fait délester de 400 Francs il y a plus de 20 ans au jeu du bonneteau. Moi qui suis le premier à jurer mes grands dieux que jamais je ne me fairais arnaquer dans ces systèmes et bien plouf, je suis tombé à pieds joints dans le panneau.
Après coup on se demande comment on a pu être assez naïf (comprendre crétin) pour imaginer une seconde qu'il y avait une possibilité de gain avec des aigrefins qui attirent le péquin sur la voie publique.
Et puis on comprend que leur talent n'est pas tant de tricher, ça c'est facile au bonneteau, mais de parvenir à attirer le plus méfiant des méfiants dans leurs filets. Il y a un moment où on bascule et c'est le trou noir. En deux temps trois mouvements on se retrouve allégé de 200 balles, on veut se refaire et on en perd encore 200. Ah le c..!
Retenez la leçon petits enfants : méfiez-vous des inconnus à la bonne mine...
samedi 13 décembre 2008
Les yeux ronds

Il y a plusieurs quartiers africains à Paris, notamment autour de la station Château d'eau.
On y trouve beaucoup de commerces adaptés à la clientèle locale, entre autres épiceries, coiffeurs et salons esthétiques. Les femmes noires viennent se faire défriser les cheveux de telle sorte qu'ils soient aussi lisses que ceux des européennes.
De même, les salons esthétiques vendent des crème blanchissantes (dangereuses) qui tendent à les faire s'éloigner de leur négritude.
Albert Mémmi (portrait du colonisé, portrait du colonisateur) a bien analysé ce mécanisme qui amène nombre de colonisés à s'approprier les valeurs et les symboles de leurs colonisateurs.
Tropisme européen.
De la même façon, nombre de Japonaises se font débrider les yeux pour paraître occidentales. Sans doute les Chinoises vont-elles s'y mettre aussi à présent.
Souvenons-nous que les Japonais, quand ils découvrirent les Américains/Européens, les appelaient : Les Yeux ronds
Est-ce la raison pour laquelle les consternants dessins animés japonais que diffuse à longeur de journée la 5 (Chaîne du savoir et de la connaissance!!!) présentent des personnages avec d'immense et disproportionnés yeux ronds???
Encore un tropisme européen?
On y trouve beaucoup de commerces adaptés à la clientèle locale, entre autres épiceries, coiffeurs et salons esthétiques. Les femmes noires viennent se faire défriser les cheveux de telle sorte qu'ils soient aussi lisses que ceux des européennes.
De même, les salons esthétiques vendent des crème blanchissantes (dangereuses) qui tendent à les faire s'éloigner de leur négritude.
Albert Mémmi (portrait du colonisé, portrait du colonisateur) a bien analysé ce mécanisme qui amène nombre de colonisés à s'approprier les valeurs et les symboles de leurs colonisateurs.
Tropisme européen.
De la même façon, nombre de Japonaises se font débrider les yeux pour paraître occidentales. Sans doute les Chinoises vont-elles s'y mettre aussi à présent.
Souvenons-nous que les Japonais, quand ils découvrirent les Américains/Européens, les appelaient : Les Yeux ronds
Est-ce la raison pour laquelle les consternants dessins animés japonais que diffuse à longeur de journée la 5 (Chaîne du savoir et de la connaissance!!!) présentent des personnages avec d'immense et disproportionnés yeux ronds???
Encore un tropisme européen?
mardi 9 décembre 2008
Depuis la nuit des temps.

Pourquoi cette expression met-elle le temps au pluriel? Comme dans "Jusqu'à la fin des temps" ou encore à l'origine des temps?
Il en va de même en anglais il me semble et aussi en allemand. Zum Ende der Zeiten (Ca fait bizarre tout de même).
Origine lithurgique et biblique je suppose, encore qu'à l'époque la distinction entre le temps newtonien, la durée bergsoniène et le temps/espace d'Einstein ne devait pas être très marquée...
Jusqu'à la fin des temps peut-il s'appliquer à moi, sujet unique et pensant? Je le pense en me référant à la célèbre trouvaille de Kant dans son esthétique de la Critique de la raison pure : Le temps et l'espace sont les formes a priori de ma sensibilité.
Shopenhauer précise encore cette pensée en affirmant que temps et espace disparaissent avec chaque individu (même les animaux) qui meurt.
Cela semble une évidence qui paraît pourtant facile à contester : le monde ne continue t-il pas à vivre, être, alors même que nous n'y sommes plus?
L'erreur qui fonde cette contestation -sur laquelle se fonde également notre peur de la mort ou du moins notre crainte de quitter la vie- vient de ce que notre imagination se représente l'après alors même qu'elle n'aura jamais aucune réalité pour nous.
Nous nous représentons cadavre dans un cercueil, considérant du fond de la tombe notre double vivant nous observant dans notre caisse. Il y a là bien sûr une totale impossibilité logique puisque nous ne pouvons pas être et avoir été. Jamais nous ne pouvons nous représenter l'avant de notre être hic et nunc puisque nous n'avons pas de repère sur lequel notre imagination pourrait se fonder.
Pour celui qui n'est plus (la mort n'existe pas, ce n'est pas un état) il n'y a plus ni temps ni espace. C'est sa faculté de représentation qui le persuade, tant qu'il vit, que les choses continuent à être quand lui n'est plus.
Quand je meurs tout disparaît et si je me représente la vie continuant sans moi c'est une illusion de mon imagination. Il n'y a d'objet qu'en tant qu'il y a un sujet pour se le représenter.
Le monde continue à être parce qu'il y a (de plus en plus) de sujets pour se le représenter.
Depuis la nuit des temps peut donc s'interpréter comme "depuis qu'il y a des êtres" (des sujets, même des dinausaures) pour qui le temps et l'espace sont les outils qui les mettent en relation avec le monde.
Le monde n'existait pas avant qu'il y ait des sujets pour se le représenter. Et si l'on pense à ce temps antérieur à l'apparition des êtres vivant c'est que nous nous le représentons à présent et rétrospectivement. Produit de notre faculté de représentation.
Les planètes extra solaires qu'on commence à découvrir existaient-elles avant que nous les découvrions? Ben non, puisque il n'y avait pas de sujet pour se les représenter. De même qu'apparaîtrons peut-être des choses que nous ignorons actuellement et connaîtrons ... plus tard. Pour l'instant elles n'existent pas.
Jusqu'à la fin des temps peut donc signifier : jusqu'à la disparition du dernier sujet. Le temps et l'espace se perpétuant au travers de chacun d'entre nous, êtres vivants.
(bon, je l'accorde, on frôle là le solipsisme...)
Il en va de même en anglais il me semble et aussi en allemand. Zum Ende der Zeiten (Ca fait bizarre tout de même).
Origine lithurgique et biblique je suppose, encore qu'à l'époque la distinction entre le temps newtonien, la durée bergsoniène et le temps/espace d'Einstein ne devait pas être très marquée...
Jusqu'à la fin des temps peut-il s'appliquer à moi, sujet unique et pensant? Je le pense en me référant à la célèbre trouvaille de Kant dans son esthétique de la Critique de la raison pure : Le temps et l'espace sont les formes a priori de ma sensibilité.
Shopenhauer précise encore cette pensée en affirmant que temps et espace disparaissent avec chaque individu (même les animaux) qui meurt.
Cela semble une évidence qui paraît pourtant facile à contester : le monde ne continue t-il pas à vivre, être, alors même que nous n'y sommes plus?
L'erreur qui fonde cette contestation -sur laquelle se fonde également notre peur de la mort ou du moins notre crainte de quitter la vie- vient de ce que notre imagination se représente l'après alors même qu'elle n'aura jamais aucune réalité pour nous.
Nous nous représentons cadavre dans un cercueil, considérant du fond de la tombe notre double vivant nous observant dans notre caisse. Il y a là bien sûr une totale impossibilité logique puisque nous ne pouvons pas être et avoir été. Jamais nous ne pouvons nous représenter l'avant de notre être hic et nunc puisque nous n'avons pas de repère sur lequel notre imagination pourrait se fonder.
Pour celui qui n'est plus (la mort n'existe pas, ce n'est pas un état) il n'y a plus ni temps ni espace. C'est sa faculté de représentation qui le persuade, tant qu'il vit, que les choses continuent à être quand lui n'est plus.
Quand je meurs tout disparaît et si je me représente la vie continuant sans moi c'est une illusion de mon imagination. Il n'y a d'objet qu'en tant qu'il y a un sujet pour se le représenter.
Le monde continue à être parce qu'il y a (de plus en plus) de sujets pour se le représenter.
Depuis la nuit des temps peut donc s'interpréter comme "depuis qu'il y a des êtres" (des sujets, même des dinausaures) pour qui le temps et l'espace sont les outils qui les mettent en relation avec le monde.
Le monde n'existait pas avant qu'il y ait des sujets pour se le représenter. Et si l'on pense à ce temps antérieur à l'apparition des êtres vivant c'est que nous nous le représentons à présent et rétrospectivement. Produit de notre faculté de représentation.
Les planètes extra solaires qu'on commence à découvrir existaient-elles avant que nous les découvrions? Ben non, puisque il n'y avait pas de sujet pour se les représenter. De même qu'apparaîtrons peut-être des choses que nous ignorons actuellement et connaîtrons ... plus tard. Pour l'instant elles n'existent pas.
Jusqu'à la fin des temps peut donc signifier : jusqu'à la disparition du dernier sujet. Le temps et l'espace se perpétuant au travers de chacun d'entre nous, êtres vivants.
(bon, je l'accorde, on frôle là le solipsisme...)
mardi 2 décembre 2008
1%

Les billets de ce blog ne sont pas exempts de fautes d'orthographe, fautes d'accords, syntaxe et autres barbarismes. Je ne suis donc pas bien placé pour faire des remarques à ce sujet.
Je ne m'en excuse pas ce qui serait une auto absolution, mais je prie les lecteurs de bien vouloir accepter mes excuses! Ou bien encore je leur présente mes excuses. Mais en aucun cas on ne s'excuse soi-même.
Dans le même ordre d'idée de correction linguistique, on ne dit pas un espèce de... Nul besoin d'explications.
On n'écrit pas un soit-disant médecin mais un soi-disant médecin. C'est lui qui se dit médecin. La formule "soi-disant" ne s'applique qu'aux personnes sinon on dira un prétendu remède miracle (ou n'importe quoi d'autre).
Conséquent ne veut pas dire important (on n'entend que ça) mais comme étant la conséquence de quelque chose.
Quasiment est fautif, quoique admis, et s'apparente à presquement.
Je suis allé à Madrid et non j'ai été à Madrid. Être allé quelque part et avoir été étudiant ou soudeur sont deux choses différentes. C'est pour cela qu'il y a deux auxilliaires.
Beaucoup plus inattendu: On n'écrit pas autant pour moi mais au temps pour moi. Je vous laisse le soin de faire les recherches (indice : cela a rapport avec la chose militaire).
La forme interrogative semble avoir disparu. Comment vous avez connu untel? Vous pensez quoi de la crise?
Je me souviens encore de Mademoiselle Legrand, mon institutrice de CM1 qui nous apprenait qu'un s entre deux voyelles se prononce SSSEEE et non ZZZEEE. Donc athlétisme et non athlétizme.
Mais ce qui me hérisse le plus le poil c'est de lire boîte aux lettres là où devrait être écrit boîte à lettres.
Comme boîte à outils, silo à grains, coffret à bijoux, pot au rose (rien ou peu à voir avec la fleur, c'est une couleur de maquillage que les dames du Moyen-âge gardaient dans un pot conçu à cet effet), armoire à jouets etc.
Si toutes les plaques boîtes aux lettres étaient remplacées par boîte à lettres il y aurait de quoi accroître de 1% le PIB national!
Maintenant, à votre tour de me faire remarquer toutes mes impropriétés... ;-)
Je ne m'en excuse pas ce qui serait une auto absolution, mais je prie les lecteurs de bien vouloir accepter mes excuses! Ou bien encore je leur présente mes excuses. Mais en aucun cas on ne s'excuse soi-même.
Dans le même ordre d'idée de correction linguistique, on ne dit pas un espèce de... Nul besoin d'explications.
On n'écrit pas un soit-disant médecin mais un soi-disant médecin. C'est lui qui se dit médecin. La formule "soi-disant" ne s'applique qu'aux personnes sinon on dira un prétendu remède miracle (ou n'importe quoi d'autre).
Conséquent ne veut pas dire important (on n'entend que ça) mais comme étant la conséquence de quelque chose.
Quasiment est fautif, quoique admis, et s'apparente à presquement.
Je suis allé à Madrid et non j'ai été à Madrid. Être allé quelque part et avoir été étudiant ou soudeur sont deux choses différentes. C'est pour cela qu'il y a deux auxilliaires.
Beaucoup plus inattendu: On n'écrit pas autant pour moi mais au temps pour moi. Je vous laisse le soin de faire les recherches (indice : cela a rapport avec la chose militaire).
La forme interrogative semble avoir disparu. Comment vous avez connu untel? Vous pensez quoi de la crise?
Je me souviens encore de Mademoiselle Legrand, mon institutrice de CM1 qui nous apprenait qu'un s entre deux voyelles se prononce SSSEEE et non ZZZEEE. Donc athlétisme et non athlétizme.
Mais ce qui me hérisse le plus le poil c'est de lire boîte aux lettres là où devrait être écrit boîte à lettres.
Comme boîte à outils, silo à grains, coffret à bijoux, pot au rose (rien ou peu à voir avec la fleur, c'est une couleur de maquillage que les dames du Moyen-âge gardaient dans un pot conçu à cet effet), armoire à jouets etc.
Si toutes les plaques boîtes aux lettres étaient remplacées par boîte à lettres il y aurait de quoi accroître de 1% le PIB national!
Maintenant, à votre tour de me faire remarquer toutes mes impropriétés... ;-)
vendredi 28 novembre 2008
Simone

Il y avait hier soir un documentaire sur Lévy-Strauss sur ARTE. Molto interessante! J'ai plus appris sur le structuralisme en 1 heure qu'en 20 ans de flâneries dans les dicos. Maintenant il faudrait que je lise les 5 Mythologiques...
Claude Lévy-Strauss est depuis 1973 membre de l'Académie française. Il vient d'être rejoint par Simone Weil dont on ne voit pas qu'il se serait opposé à son élection.
J'ai regardé la bio de S. Weil sur WIKI pensant y découvrir quelque talent particulier, une oeuvre, un achèvement quelconque mais non, c'est une magistrate devenue politicienne comme il y en a d'autres. Bien que la dame soit tout à fait respectable, les raisons de son accession au fauteuil n°13 m'échappent (façon de parler).
Curieuse Académie tout de même qui compte des universitaires de pointure mondiale en son sein, tels Lévy-Strauss et Jacqueline de Romilly et des Giscard précédant Simone.
Ne nous étonnons pas d'y retrouver prochainement un Raffarin qui y trouvera consolation de n'avoir pu être élu président du Sénat. Quelle époque...
jeudi 27 novembre 2008
Comme à Ostende
Bon, ça tout le monde connaît mais il ne faut pas se priver de l'occasion de réentendre Léo. C'est une méchante belle chanson.
mercredi 26 novembre 2008
Ah si vous connaissiez ma poule!
Du rare de chez rare!!! (je ne connaissais pas; d'ailleurs je ne connais pas tout le répertoire de Gainsbourg. Chouette! il me reste des découvertes à faire)
lundi 24 novembre 2008
A crook

There is a brasserie in Paris, in the île Saint louis (”brasserie de l’île” I think) where there’s a waiter who’s the most rude and despicable person you can think of when it comes to being a garçon de café. This guy never, ever says a word, not even “bonjour”, “merci” or whatever, he doesn’t smile and uses his burly stoutness and stone cold face to impress the tourists into leaving him imposant tips, just out of fear.
This bastard knows what he’s doing and makes a fortune just by being obnoxious and repellent. I’ve several times advised my table neighbours not to leave one centime of tip when I see them ready to give the a...hole 3 to 5 € just for being true to the worn out cliché (ô so true) of the rude Parisian waiter. I considered writing a letter to the Mairie de Paris or the body responsible for welcoming foreigners, l’Office de tourisme ou n’importe qui, without much expectation: this café is a private business.
Now, I could also send a letter to Rick Steeve, or several American tourist guides to tell them not to recommend this place, or at least to recommend their readers not to leave any tip.
Just one obnoxious guy like him gives thousands of tourists confirmation of the rude parisian waiter cliché.
This bastard knows what he’s doing and makes a fortune just by being obnoxious and repellent. I’ve several times advised my table neighbours not to leave one centime of tip when I see them ready to give the a...hole 3 to 5 € just for being true to the worn out cliché (ô so true) of the rude Parisian waiter. I considered writing a letter to the Mairie de Paris or the body responsible for welcoming foreigners, l’Office de tourisme ou n’importe qui, without much expectation: this café is a private business.
Now, I could also send a letter to Rick Steeve, or several American tourist guides to tell them not to recommend this place, or at least to recommend their readers not to leave any tip.
Just one obnoxious guy like him gives thousands of tourists confirmation of the rude parisian waiter cliché.
samedi 22 novembre 2008
jeudi 20 novembre 2008
Christmas my mother

Drôle de titre penserez-vous en le voyant illuster une photo de Mamère.
Ce n'est pas de moi en fait mais du Canard Enchaîné il y a une bonne vingtaine d'années à présent. C'était à l'époque où Mamère sévissait sur la 3 (pas sûr, peu importe) et où il recevait une actrice américaine francophone qui souhaitait s'exprimer en français. Bon, pour une fois, il fallait tout à la fois l'en remercier et l'encourager. Et ce crétin de Mamère d'insister pour qu'elle parle anglais alors même qu'elle voulait s'exprimer en français sur une chaîne française.
Ca en devenait gênant jusqu'à ce qu'à force d'insister la malheureuse s'est résolue à parler anglais. Goujaterie du bonhomme qui fait donc partie des Bourguignons. Depuis, je ne peux plus le sacquer. Ce n'est pas une rumeur, je l'ai vu de mes yeux vu!!!
Ce n'est pas de moi en fait mais du Canard Enchaîné il y a une bonne vingtaine d'années à présent. C'était à l'époque où Mamère sévissait sur la 3 (pas sûr, peu importe) et où il recevait une actrice américaine francophone qui souhaitait s'exprimer en français. Bon, pour une fois, il fallait tout à la fois l'en remercier et l'encourager. Et ce crétin de Mamère d'insister pour qu'elle parle anglais alors même qu'elle voulait s'exprimer en français sur une chaîne française.
Ca en devenait gênant jusqu'à ce qu'à force d'insister la malheureuse s'est résolue à parler anglais. Goujaterie du bonhomme qui fait donc partie des Bourguignons. Depuis, je ne peux plus le sacquer. Ce n'est pas une rumeur, je l'ai vu de mes yeux vu!!!
Dans le même registre de la soumission à la langue anglaise j'étais passé il y a quelques temps devant une charcuterie près de St Philippe du Roule qui s'intitulait fièrement "The little pig".
Ca, ça m'a tué! le proprio s'imagine t-il qu'il augmentera son chiffre d'affaires avec une telle enseigne?
Combien de "pressings" pourraient tout aussi bien s'appeler laverie? Y lave t-on mieux le linge?
Ca, ça m'a tué! le proprio s'imagine t-il qu'il augmentera son chiffre d'affaires avec une telle enseigne?
Combien de "pressings" pourraient tout aussi bien s'appeler laverie? Y lave t-on mieux le linge?
La première fois que j'ai été choqué par cette intrusion massive et inutile dans notre langue de termes anglais c'était en 1969 quand le magazine Best mettait en couverture que les lecteurs trouveraient un poster à l'intérieur. Bon, comme ça j'ai appris le terme angais pour "affiche".
Les exemples abondent malheureusement du ticket à la place du billet (contrôle des billets s'il vous plaît), du tennisman alors que joueur de tennis convient parfaitement, comme joueur de rugby au lieu de rugbyman.
Qund Edith Piaf ou M. Chevalier ou C. Aznavour sortaient des 33 tours il était indiqué sur la pochette que l'enregistrement était public. C'est fini ça, les ringards. Maintenant c'est en direct live (on notera la redondance) alors qu'il y a encore 20 ans c'était en live. Ca n'a pas suffi, il a fallu préciser que c'était en direct. Merci Canal +!
Encore plus ridicule, la navette ferroviaire entre Paris et londres s'appelle Le Shuttle. Ouais, et si on l'avait baptisé the navette, cela n'aurait pas eu l'air complètement c.? J'imagine que les Anglais eux parlent de the shuttle et non le shuttle.
Tout le mal à mon sens vient des media français, dans lesquels écrivent des gars qui ont un niveau d'anglais proche de la quatrième et qui compensent leur médiocrité en feignant de maîtriser leur affaire alors que l'immense majorité d'entre eux ne sont tout simplement pas capables d'entretenir une conversation en anglais.
Je connais une radio (radio courtoisie) qui fait le plus grand effort pour keep at bay les expression anglaises qui peu à peu délogent nos mots français.
Dernier exemple d'anglisisation qui m'est insupportable. Quand les politiques ou journalistes disent: le problème dans ce pays est que etc. Ce pays? De quel pays est-il question? Ben du nôtre évidemment mais ils traduisent mot à mot l'anglais "In this country". Je ne vois d'ailleurs pas pourquoi ce ne serait pas aussi fautif en anglais?
Je ne suis pas contre d'ailleurs l'usage de termes anglais (Baudelaire et le spleen) quand nous n'avons pas l'équivalent en français, surtout dans le domaine technique, mais dans la vie courante, nous sommes tout à fait équipés.
Voilà ce que donnent l'esprit de soumission doublé de l'oubli de soi-même. Quelle misère...
Voilà ce que donnent l'esprit de soumission doublé de l'oubli de soi-même. Quelle misère...
jeudi 13 novembre 2008
Mythes

Je me suis balladé sur des blogues républicains américains récemment; Nom de Dieu, ça craint!!!
Des drapeaux dans tous les coins, du God bless America en veux-tu, en voilà; Jesus est de la partie, citations extraites des deux testaments, soutien inconditionnel à Israèl, des animations pour défendre le droit au port d'armes, les Yourpins sont des commies dont il faut à tout prix prétéger our great Nation.
Surtout, surtout, deux thèmes sont obsessionnels: Freedom and our brave and glorious soldiers who protect our freedom.
Un univers parano qui fait peur.
Concernant la prétendue freedom, pour un pays qui a connu un siècle d'esclavage et un autre siècle de déni de droits civiques pour une partie de sa population, ils ne manquent pas d'air.
La liberté pouvait être revendiquée au 17è siècle relativement aux persécutions religieuses en Angleterre. Je me demande d'ailleurs dans quelle mesure il y avait "persécution". A ce que je sache, ce n'était pas de l'ampleur de la St Barthélémy ou de la révocation de l'édit de Nantes. Des sous-sectes protestantes tout au plus.
Mais question freedom dont les Américains se revendiquent les champions, je ne vois pas en quoi ils sont plus libres que les Européens ne le sont à présent.
Certes ils sont libres de se faire plumer par les banques et autres compagnies d'assurance, de se faire trouer la peau par le premier déséquilibré venu (au sein même d'une église parfois) armé jusqu'aux dents ou de ne pas bénéficier d'une couverture sociale universelle.
La liberté formelle on appelle ça.
Quant aux brave and gorious soldiers who fight and have died to protect our freedom, when was exactly the last time this happened???
In Iraq? In Afghanistan, in Somalia or in Nicaragua? Unless they mean the Vietnamese? The Korean war?
Were this countries a menace to American freedom? Even the Germans declared war on America due to the diplomatic ties they had with the Japanese who themselves attacked in Pearl Harbour, to protect what they though was their sphere of influence. In any case, had the Germans nor the Japanese any intention to invade the US and deprive Americans of their freedom.
The same for 1917-1918. Were the Phillipinos a threat to America in 1899? Or the Mexicans in 1848?
En réalité les Américains n'ont jamais été menacés par qui que ce soit mais les US sont bien le pays qui a été le plus expansionniste et le plus aggressif depuis sa fondation.
Et ils répètent leur mantra de freedom et our glorious soldiers à tous vents.
Qui plus est, ce ne sont pas uniquement les Républicains qui s'enivrent de ces mythologie, nombre de démocrates partagent ces délires de persécution.
Comme je l'avais lu il y a longtemps dans un journal anglais (une lectrice): Américans are lovely as individuals but collectively, it's a disaster.
Des drapeaux dans tous les coins, du God bless America en veux-tu, en voilà; Jesus est de la partie, citations extraites des deux testaments, soutien inconditionnel à Israèl, des animations pour défendre le droit au port d'armes, les Yourpins sont des commies dont il faut à tout prix prétéger our great Nation.
Surtout, surtout, deux thèmes sont obsessionnels: Freedom and our brave and glorious soldiers who protect our freedom.
Un univers parano qui fait peur.
Concernant la prétendue freedom, pour un pays qui a connu un siècle d'esclavage et un autre siècle de déni de droits civiques pour une partie de sa population, ils ne manquent pas d'air.
La liberté pouvait être revendiquée au 17è siècle relativement aux persécutions religieuses en Angleterre. Je me demande d'ailleurs dans quelle mesure il y avait "persécution". A ce que je sache, ce n'était pas de l'ampleur de la St Barthélémy ou de la révocation de l'édit de Nantes. Des sous-sectes protestantes tout au plus.
Mais question freedom dont les Américains se revendiquent les champions, je ne vois pas en quoi ils sont plus libres que les Européens ne le sont à présent.
Certes ils sont libres de se faire plumer par les banques et autres compagnies d'assurance, de se faire trouer la peau par le premier déséquilibré venu (au sein même d'une église parfois) armé jusqu'aux dents ou de ne pas bénéficier d'une couverture sociale universelle.
La liberté formelle on appelle ça.
Quant aux brave and gorious soldiers who fight and have died to protect our freedom, when was exactly the last time this happened???
In Iraq? In Afghanistan, in Somalia or in Nicaragua? Unless they mean the Vietnamese? The Korean war?
Were this countries a menace to American freedom? Even the Germans declared war on America due to the diplomatic ties they had with the Japanese who themselves attacked in Pearl Harbour, to protect what they though was their sphere of influence. In any case, had the Germans nor the Japanese any intention to invade the US and deprive Americans of their freedom.
The same for 1917-1918. Were the Phillipinos a threat to America in 1899? Or the Mexicans in 1848?
En réalité les Américains n'ont jamais été menacés par qui que ce soit mais les US sont bien le pays qui a été le plus expansionniste et le plus aggressif depuis sa fondation.
Et ils répètent leur mantra de freedom et our glorious soldiers à tous vents.
Qui plus est, ce ne sont pas uniquement les Républicains qui s'enivrent de ces mythologie, nombre de démocrates partagent ces délires de persécution.
Comme je l'avais lu il y a longtemps dans un journal anglais (une lectrice): Américans are lovely as individuals but collectively, it's a disaster.
lundi 10 novembre 2008
Doigts

Une amie récemment s'émerveillait d'avoir des doigts. C'est tellemment pratique, on ne pourrait rien faire sans...
Sans le savoir, elle faisait une des expériences que Roger Pol Droit recommandait dans un livre paru il y a 5 ans: Observer sa main pendant une minute pour mieux prendre conscience de son corps, de soi et de sa relation au réel, à la matière (101 expériences de philosophie quotidienne).
Bon, j'imagine que tout le monde s'est déjà posé la question de son insertion dans le réel. Questionnement universel et intemporel.
Je m'étais demandé dans quelle mesure la phénoménologie pouvait m'aider à comprendre le sens de cette interrogation. J'ai donc lu quelques textes de Husserl dont il ne m'est absolument rien resté si ce n'est "l'intentionnalité".
Et j'en ai conclu que la phénoménologie était une tentative de systématiser et intellectualiser ce qui relève de l'expérience et, de là, ce qui est personnel.
Toutes les cultures, asiatiques, africaines, sud américaines, inuits etc ont leur propre réponse, du moins leur compréhension vivante de ce questionnement mais notre contemporanéité occidentale en est dépourvue.
On intellectualise là même où ce n'est pas possible.
La phénoménologie n'est décidément pas la voie qui mène au Tao...
Sans le savoir, elle faisait une des expériences que Roger Pol Droit recommandait dans un livre paru il y a 5 ans: Observer sa main pendant une minute pour mieux prendre conscience de son corps, de soi et de sa relation au réel, à la matière (101 expériences de philosophie quotidienne).
Bon, j'imagine que tout le monde s'est déjà posé la question de son insertion dans le réel. Questionnement universel et intemporel.
Je m'étais demandé dans quelle mesure la phénoménologie pouvait m'aider à comprendre le sens de cette interrogation. J'ai donc lu quelques textes de Husserl dont il ne m'est absolument rien resté si ce n'est "l'intentionnalité".
Et j'en ai conclu que la phénoménologie était une tentative de systématiser et intellectualiser ce qui relève de l'expérience et, de là, ce qui est personnel.
Toutes les cultures, asiatiques, africaines, sud américaines, inuits etc ont leur propre réponse, du moins leur compréhension vivante de ce questionnement mais notre contemporanéité occidentale en est dépourvue.
On intellectualise là même où ce n'est pas possible.
La phénoménologie n'est décidément pas la voie qui mène au Tao...
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